Bienvenue sur notre blog !
Nous sommes deux français en Inde. Nous passons une année à Mumbai, où nous étudions et travaillons. Ce blog est destiné à nos familles et à nos amis afin de pouvoir leur donner des nouvelles.
Sur ce blog vous pourrez notamment voyager depuis votre bureau en écoutant Radio Apna (bandeau de gauche), lire l’actualité indienne en français ou anglais (toujours bandeau de gauche et cliquer sur les titres pour aller directement vers les articles), vous balader sur la carte google map (ci-dessous, double-clic pour zoomer ou utiliser le navigateur), lire nos messages (liste des articles dans la rubrique historique, cliquer sur un titre et lisez l’article juste en dessous de la carte interactive) et publier des commentaires (à la fin de chaque article). Il est conseillé de consulter ce blog sur Mozilla Firefox.
On vous embrasse tous.
Carte interactive:

vendredi 1 mai 2009

Nasik

Visite de la ville sainte de Nasik où la rivière est le lieu de vie et de rencontres.
On y prie, on y fait des voeux, on y lave le linge, son vélo, ou on se lave tout simplement.


Ils sont rares mais les plus courageux se risquent à la nage.


Une atmosphère assez mysthique règne dans cette ville où Sai Baba, un musulman ayant fait des miracles, se rendait souvent. Ce qui est assez incroyable est qu'il est vénéré autant par les musulmans que les hindous.





On y fait son marché. On peut acheter toutes sortes de racines, des griffes de tigre...


On peut même y acheter des montres waterproff et c'est prouvé!!!


Partout les vaches sont reines et en aucun cas dérangées ni bousculées.


Et on vient au marché en famille , pas besoin de monospace.


Les Mamans ont experimenté le bus indien, le gros dinosaure dont on vous a déjà parlé. Même si ça remue pas mal, ça n'a pas l'air de leur déplaire.


Bien que ce pays soit fascinant, toute cette agitation est vraiment fatigante et la moindre occasion pour faire un cluquèt est la bienvenue. Que ce soit dans une famille indienne qui nous accueille pour une journée

ou sur les quais de la gare

Visite des mamans

Pendant les vacances de février les mamans(Maryse et Isabelle) sont venues nous rendre visite. Après le choc de l'arrivée (odeurs, bruit, conduite sportive des chauffeurs de rickchaw (voiturette à 3 roues) elles se sont bien adaptées.


Leur première sortie a été pour l'école où les enfants nous ont accueillis comme d'habitude avec beaucoup d'enthousiasme. Elles ont participé à une séance de classe .
Les légos apportés par Isabelle ont été très appréciés et permettent de travailler ....un bleu ...un jaune...


Quand aux puzzles de Martine ... Quelle découverte! Même si c'est difficile , on va y arriver.

samedi 11 avril 2009

I brrrush my teeth













lundi 9 mars 2009

Picnic Didi, picnic!

Grâce à l'argent que vous m'avez donné en France, j'ai pu organiser une journée à la plage.
Nous ne sommes pas allés sur une plage à Bombay même car elles sont vraiment trop polluées et trop fréquentées,mais nous sommes partis sur une plage au nord de Bombay, Gorai Beach.
Afin d'organiser cette sortie, j'ai réuni les parents, ce qui n'a pas été une mince affaire vu la rigueur et la ponctualité indienne.
J'ai demandé à chaque parent une participation (10 roupies c'est à dire 15 centimes) pour être sûr de leur engagement et pour ne pas leur donner le sentiment que tout leur est dû.C'était assez rigolo d'organiser une réunion avec des mamans indiennes, inquiètes pour leurs enfants et qui ne parlent pas un seul mot d'anglais.
Une scène qui m'a bien fait rire, c'est le moment ou je leur est demandé les fameux 10 roupies, à ce moment-la chaque maman a sorti de sa brassière (elles portent des brassières sous leurs saris) le précieux billet.






Le grand jour est arrivé, tout le monde a mis ses plus beaux habits pour l'occasion. Certaines attendaient devant la classe depuis près d'une heure lorsque je suis arrivée.
C'était leur première journée à la mer et pour la plupart la première fois qu'elles prenaient une voiture et qu'elles partaient sans maman, une grande expèrience!
Nous avons pu utiliser le van de l'association, le transport a coûté très peu d'argent mais nous n'avons pu amener que 7 enfants, c'était un peu frustrant.



Au moment du départ, certains estomacs se nouaient.








Le trajet fut mouvementé, entre l'excitation, la conduite indienne et l'état des routes, il y a eu sacrée rafale de vomis.
La journée s'est ensuite déroulée tranquillement. On a découvert le sable et joué avec.












Nous avons pique-niqué avec des vadas pas, ce sont des beignets à la pomme de terre mangés dans du pain.



Pour certains, c'était un peu trop épicé...




mais d'autres se sont régalés!




Ca y est, c'est le moment de se jeter à l'eau.



Personne ne fait le malin, le chauffeur avec son super look ne les encourage pas trop d'ailleurs.
C'est assez impressionnant comment les indiens sont terrifiés par l'eau, surtout la mer. Avec Jérémi, dès qu'on a voulu se baigner dans des coins peu touristiques, tout le monde venait nous voir pour nous dire de sortir car c'était trop dangereux.








Nous ne sommes pas allés très loin, mais le chauffeur s'est décidé enfin à enlever ses chaussures et ils ont tous fini bien trempé.







Un petit tour de toboggan avant de partir.








Le retour a été nettement plus calme...

Je voulais vraiment vous remercier de m avoir aidé dans ce projet. Je pense que même si elles sont petites, cette journée restera un grand souvenir. D'ailleurs le lendemain, elles n'avaient qu'un mot à la bouche "picnic, picnic!".
Merci à Marie-Françoise d'avoir récolté tout cet argent, pleins de projets se mettent progressivement en place : apprentissage de la lecture en anglais, infirmerie

jeudi 8 janvier 2009

Retour en sandales

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Ce n’est pas que nous soyons rentrés en sandales, non !

Certes la contrepèterie en aurait valu la chandelle,

Mais arriver à pieds par la Chine, quel bordel !

Bref nous avons rangé nos chaussettes et nos blousons.



Quel bonheur de retrouver la chaleur des tropiques,

Après s’être gelé la nouille

Avec vous, bande de fripouilles,

Nous retrouvons la compagnie des moustiques.



Un coup de balai et un câlinou à Ganesh,

De quoi préparer notre train-train quotidien,

Doucement les épices, attention les intestins,

On se remet au boulot, ouais vas y Sandesh.



En 2009 lis ce blog si tu es un cyber touriste,

Tu n’y trouveras pas de réponses existentielles,

Mais viens oublier la crise en prenant de nos nouvelles,

Viens faire un câlin, tu verras c’est pas triste.



Busta’rchida & tikka masala fakoli


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dimanche 7 décembre 2008

A bientot

Voila bientot deux semaines que nous sommes dans le Rajasthan (Nord-Ouest de l'Inde). Nous avons d'abord voyage avec Romain et sa soeur Sylvie. Leur sejour a ete intestinalement intense... n'hesitez surtout pas a les chambrer!
Nous rentrons doucement sur Bombay a partir de demain, puis en France le 10, donc a tres bientot...

samedi 15 novembre 2008

Envoyez des sioux




Donne-moi un poisson, je mangerai un jour.
Apprends-moi à pêcher, je mangerai toute ma vie.
Proverbe chinois

Certaines personnes semblent intéresser pour aider l’association avec laquelle je travaille. On m’a proposé d’acheter à emaüs des jeux pas chers. C’est une très bonne idée mais on a réalisé que vu le prix des jeux en Inde ce n’est pas forcément le plus rentable.

Il y a plusieurs possibilités :

- soit me donner directement de l’argent pour le fonctionnement de ma classe, j’ai très peu de matériel, je pourrais acheter des feutres, du papier, faire des photocopies. Cet argent servirait également à Paul, notre copain allemand qui est infirmier, il compte à partir de janvier se rendre à Malad, un bidonville où les conditions d’hygiène sont très difficiles, il pourrait soigner des petites plaies et leur expliquer l’importance de porter des chaussures.

- Soit donner de l’argent directement à l’association qui propose aussi plusieurs options :

• Devenir adhérent de l’association (cotisation annuelle de 20 Euros) par an : OBLIGATOIRE pour tout nouveau parrainage car elle nous permet de couvrir nos frais de fonctionnement ;

• Devenir parrain/marraine d’une petite fille, pour 8 Euros par mois par enfant

• Ou faire un don afin de nous aider à financer les projets suivants :

Projet N°1 :

Louer un local à proximité du bidonville pour accueillir davantage d’enfants, dans de meilleures conditions que le BUS. En effet, le BUS ne peut accueillir qu'une quarantaine d'enfants, n'a ni eau, ni toilettes, et il y fait une chaleur accablante malgré deux ventilateurs branchés sur une batterie de voiture.

Projet N°2 :

Rechercher des dons et des parrainages pour remplacer les parrains défaillants, et amplifier le nombre de cours d’Anglais donnés par les Professeurs.

Projet N°3 :

Rechercher des points de ventes (comités d’entreprise, ventes de charité, expositions dans les Mairies …) pour y vendre les objets confectionnés par les élèves de notre école professionnelle de Bandra, afin de les aider à démarrer l’application de leur apprentissage.
Le produit de la vente des objets (couture et peinture) en France, leur est intégralement reversé.

Projet N°4 :

Le rôle de l’APEFIB est la SCOLARISATION. Cependant l’association apporte également une aide médicale. Un médecin vient dans le bus tous les 15 jours pour soigner les enfants mais il ne peut soigner que les maladies les plus courantes (bronchites et diarrhées chroniques, infections dues aux conditions d’hygiène du bidonville.)
Il nous manque un VRAI Budget Santé pour les urgences (fractures, grosses fièvres) ou les maladies plus graves demandant analyses, radios, IRM etc. Les Bénévoles de l’APEFIB qui sont sur place prennent dans l’urgence les frais de soins à leur propre charge (…tant qu’ils le peuvent) !
Les soins sont peu onéreux, mais la quantité …
- entre 2 et 4 euros : consultation ou analyses médicales;
- entre 2 et 5 euros : médicaments (du sirop…aux antibiotiques) ou radio
- 7 euros/mois environ) : traitements de l’asthme, la typhoïde, l’épilepsie, la thyroïde
- à partir de 35 euros : Scanner
- 60 à 80 euros : IRM

Si vous voulez parrainer un enfant, c’est super, mais il faut être conscient que c’est un engagement sur une certaine durée, c'est-à-dire toute une scolarité ; certains parrainages sont interrompus et c’est la galère car l’association ne peut pas laisser tomber l’enfant.
Vous avez tous les formulaires (demande d’adhésion, pour devenir parrain, marraine …) disponibles sur le site (http://www.apefib.com/nous_aider.html); il est possible d’avoir « un reçu » pour le déduire des impôts. Vous pouvez envoyer l’argent à l’adresse sur Paris ou me le donner directement à Noel pour ce que je vais voir, je le donnerai ensuite à Pierre Péan.
J’ai pu voir ces derniers mois le fonctionnement de l’association et j’ai appris à connaître Pierre Péan, je vous assure que tout ça paraît très sérieux, il n’y a pas d’argent balancer par la fenêtre pour des futilités. Si vous parrainez un enfant, l’argent ne lui va pas directement (sinon il ne serait pas utilisé pour sa scolarité), mais l’association achète directement le matériel, les uniformes et traite avec l’école où l’enfant va.










dimanche 9 novembre 2008

Happy Diwali



Tout a commencé par une immense chiasse…

Symptômes : front chaud et caca malade.


Notre voyage a été retardé d’une journée tant Jérémi avait peur des 12 heures de bus sans toilettes. Mais au final nous avons quand même pu partir pour ces vacances de Diwali.

Diwali est au moins l’équivalent de notre Noel, tout le monde est en vacances, on se fait des cadeaux (tout le monde nous demande du pognon), les indiens adorent faire du bruit, une vraie pétaradère ! Des feux d’artifices et des pétards pour deux semaines non stop. Tout le monde achète ses munitions et fait son petit bordel. Imaginez 15 millions d’habitants qui font leur petit feu d’artifice en même temps, c’est assez impressionnant ! La journée, les enfants sont en vacances et jouent au cerf volant. C’est la belle saison ici, le climat se radoucit, il fait bon être dehors. La mousson est définitivement finie, « putain de moustiques ! », le ciel est au bleu perpétuel et la température est autour de 30 degrés, l’idéal pour partir à la plage… pas celle de Bombay, celle qui fait rêver…



Nous nous sommes choisis une destination à la fois paradisiaque et coupée du tourisme. Un petit bout de côte au nord de Goa, la Touristique, qui abrite une population de pêcheurs et de paysans. Pour arriver dans ce coin, il faut prendre un bus rouge de la compagnie publique, des mythes vivants. Ils ressemblent à des engins de guerre reconvertis en bus depuis le départ des anglais. Quand on voyage dedans, on a l’impression d’être dans le ventre d’un dinosaure. On peut voir le sol défiler sous ses pieds entre deux bouts de taules. Un extrait de ce que cela peut donner lorsqu’on a la chance de ce trouver à l’avant, avec le chauffeur :



Nous sommes donc arrivés sur la plage, près de Tarkarli. Là, nous avons longé la côte (de bœuf) jusqu’à arriver à un petit champ de cocotiers qui nous a appelé à la pause. Au bout de quelques minutes, une maman accompagnée de 5 enfants approche. On donne quelques bombecs et on se fait des pots… un vrai langage des signes puisqu’on ne parle pas la même langue. Au départ nous avons demandé si nous pouvions dormir sous les cocotiers mais, en tant qu’hôtes d’honneur, la chapelle de la plage nous a été offerte. Nous découvrons alors que nous sommes dans un village de pêcheurs catholiques (ils se confessent souvent…) qui vivent de la pêche. Une phrase qui va rester dans les annales.







On nous offre des noix de coco…




Hummm... le bon lait de coco


Et quand le soleil se couche, trois personnes viennent prier et nous invitent à bouffer. Le père pousse son garçon, Baptist vers nous et lui fout des grandes mandales pour qu’il se décoince et nous parle enfin. En effet, le gamin va à l’école en anglais (une vraie chance ici et un vrai sacrifice financier de la part des parents) et son père aimerait bien tester son investissement. Au final, on se retrouve à manger du bon poisson cuisiné maison, entourés de la famille qui nous regarde manger mais ne parlent pas anglais. On nous montre le dernier né, on vient se présenter et Baptist nous fait la traduction. Plus tard, un « uncle » venant de Mumbai et parlant anglais fait son apparition.



Après cette soirée, nous rentrons nous coucher à la chapelle. Baptist et son père vont même jusqu'à nous border. Mère Theresa veille sur nous...

Un bon petit dej après s'être fait réveiller par les prieurs du matin.



Nous avons passé trois jours dans ce village. A 800 mètres de la plage commencent les champs. Les gens vivent de la pêche et de l’agriculture. Tout le monde a ses bêtes (qui traînent en liberté devant chez lui) et son carré de rizière. Ici les gens ne travaillent pas pour l’argent mais pour avoir de quoi manger toute l’année.





Petite visite des rizières:

Notre guide (un "uncle" qui parle anglais):

Et notre copine

un petit jeu rigolo!







Nous sommes ensuite partis pour Tarkarli, un village plus touristique qui fait face à la mer d’un côté et à une rivière de l’autre côté, bref on est entouré d’eau. Pour y arriver il faut donc prendre... un bateau, bravo!




Le village:










Un pêcheur est venu nous présenter fièrement le fruit de sa pêche : une sèche de 3 kg, un vrai bébé !




Encore un beau weekend plein de rencontres mais toutes les bonnes choses ont une fin...